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Google lance Gemini 4 Carbon d'abord pour les cyberdéfenseurs

Google met en ligne le 28 octobre 2026 Gemini 4 Carbon, le modèle frontière qui suit Gemini 4 Argon sorti deux semaines plus tôt. Carbon prend la première place de l'Intelligence Index v5 d'Artificial Analysis avec 59, devant Claude Opus 5.5 à 58. Il n'est pourtant ouvert à personne d'autre : l'accès commence cette semaine pour un sous-ensemble de cyberdéfenseurs, et s'élargira par le programme Fairwind de DeepMind avant d'atteindre les développeurs et les entreprises.

par Gyom 29 octobre 2026 à 07:15 4 min de lecture rubrique : Vérifier et protéger

etiquettes : En entreprise · Hébergé · Sécurité

Un casque de chantier usé posé sur un poteau de bois, le tout dessiné à l'encre sur trame d'imprimerie.

Deux semaines après Gemini 4 Argon, Google annonce le 28 octobre 2026 un second modèle frontière et le réserve à un usage précis. Carbon est présenté comme le plus fort de la maison sur la cybersécurité et sur les tâches longues, avec un classement qui le met en tête de l'Intelligence Index v5 d'Artificial Analysis à 59, un point devant Claude Opus 5.5. Sur le Coding Agent Index du même cabinet, il reste deuxième, derrière Claude Opus 5.5.

88,2 % sur SEC-bench Pro, 71,0 % sur CWE-bench

Google découpe la défense en trois temps et donne un score pour chacun. Pour trouver une faille réelle dans du logiciel existant, Carbon marque 88,2 % sur SEC-bench Pro. Pour dire si une vulnérabilité est réellement exploitable, il atteint 54,8 % sur ExploitGym. Pour la corriger à la racine, 71,0 % sur CWE-bench, le banc de Collinear.

Les autres chiffres de cette partie viennent de mesures internes, que Google rapporte sans publier de protocole. Sur ses propres bancs, Carbon double le taux de réussite de génération de code sûr par rapport à Argon. L'équipe Chrome indique qu'il produit de meilleurs correctifs qu'un grand modèle frontière d'un autre laboratoire, plus de dix fois sur le critère qu'elle mesure. Wiz, plateforme de sécurité cloud, le dit en tête des bancs de test d'intrusion web qu'il utilise dans son programme Scan for Good.

Zéro réussite sur le banc d'injection de prompt indirecte de Gray Swan

Le point le plus net de la fiche de sécurité porte sur l'injection indirecte, cette attaque où une instruction malveillante se cache dans une page ou un fichier que le modèle lit. Argon réussissait 0,7 % des tentatives du banc de Gray Swan, ce qui était déjà le meilleur résultat du lot ; Carbon tombe à 0,0 %, aucune attaque évaluée n'aboutit.

Sur la triche, Carbon descend à 0,0 % de réussite sur Terminal-Bench 4.0, avec 0,4 % de tentatives, là où la version précédente en laissait passer. En environnement de code réel, chez Google, les alertes de mésalignement grave baissent de près de 80 %. Le modèle réduit de moitié environ les affirmations non étayées, contient de 26 % son dépassement de périmètre et de 29 % son sous-service, deux mesures maison qui se lisent ensemble : il en fait moins qu'avant, mais va au bout de ce qu'on lui demande.

1768 sur WebDev Arena, 89 points de plus qu'Argon

Le reste du tableau est celui d'une génération de plus. Sur WebDev Arena, le classement de pages produites jugées par des votants, Carbon gagne 89 points Elo et passe quatrième à 1768. Google annonce des gains sur le code, les tâches d'agent et le développement web complet, et un bond sur la compréhension multimodale. Une ligne compte pour un usage de terrain : pour un travail d'ingénierie long, les équipes internes de Google rapportent des exécutions de plusieurs jours, qui persistent à travers des impasses pour trouver la cause d'un bogue dans une grande base de code.

2 $ l'entrée et 10 $ la sortie pendant l'introduction, puis 4 $ et 20 $

Carbon démarre au même prix d'introduction qu'Argon : 2 $ par million de tokens d'entrée et 10 $ par million de tokens de sortie, l'entrée en cache étant facturée 95 % moins cher que l'entrée normale. Passé la période d'introduction, le tarif double, à 4 $ et 20 $. C'est le prix d'un modèle frontière, pas celui d'un petit modèle qu'on laisserait tourner en boucle : à ce tarif, un agent qui reprend cent fois le même fenêtre de contextecontexteQuantité de tokens qu'un modèle peut lire d'un seul coup, question et réponse comprises. Au-delà, il faut découper, résumer ou chercher ailleurs.Fiche du lexique reste une dépense à cadrer.

Google précise un point de méthode qui change la lecture des scores : les évaluations externes ont été passées sans garde-fous. Les 88,2 % de SEC-bench Pro mesurent donc le modèle brut, pas le produit filtré qui sera servi aux utilisateurs.

L'accès commence par les défenseurs, pas par les développeurs

La sortie est volontairement étroite. Google dit participer au processus volontaire de test avant publication du gouvernement américain, et ouvre Carbon cette semaine à un sous-ensemble de cyberdéfenseurs seulement. L'élargissement passera par Fairwind, le programme de DeepMind qui donne accès à des partenaires choisis, avant une mise à disposition par les surfaces produit, sans date annoncée.

Il y a une logique commerciale derrière ce choix. Les bancs de cybersécurité sont ceux où un modèle se différencie le plus mal aujourd'hui, et ils se vendent à des acheteurs qui testent avant d'acheter : sécurité, grands comptes, administrations. Livrer d'abord à ces équipes, c'est faire évaluer le modèle par ceux qui décideront de l'acheter, sur leurs propres systèmes, avant que le public ne juge sur des démonstrations.

Source primaire Google, « Introducing Gemini 4 Carbon », blog Google, 28 octobre 2026, et fiche Gemini 4 Carbon de l'Intelligence Index v5 d'Artificial Analysis

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